Article du Dr B. BABA, édité par le quotidien EL WATAN le 4 novembre 2007

 
 

 
Edition du 4 novembre 2007 > Santé
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C’est quoi la mésothérapie ?

Usant du droit de réponse à l’article paru dans votre journal en date du 28 octobre 2007, intitulé « Attention à la mésothérapie », je vous prie, en ma qualité de président de la Société internationale de mésothérapie et président de la société algérienne de mésothérapie, de bien vouloir insérer dans votre quotidien les précisions suivantes.

La mésothérapie

Pour rappel, la mésothérapie (voir Larousse) est une nouvelle technique thérapeutique médicale qui a vu le jour en 1952, date de son invention par le médecin de campagne Michel Pistor. Elle est reconnue depuis 1987 par l’Académie française de médecine et classée comme technique médicale allopathique. Son efficacité dans la prise en charge des malades ainsi que son innocuité expliquent inéluctablement sa rapide évolution à travers le monde. Elle utilise essentiellement des médicaments courants de l’allopathie tels que les vitamines, les décontractants, vaso actifs, elle n’utilise, par contre, jamais, de corticoïdes. Plus que toute autre pratique médicale, la mésothérapie nécessite impérativement au préalable un diagnostic précis. Ses indications et ses non-indications sont claires et connues par l’ensemble des praticiens ayant subi les séminaires de formation. Son évolution à travers le monde n’est plus à présenter. Elle est devenue une pratique courante aussi bien dans les pays européens, américains, arabes (Liban, Jordanie) que dans les pays asiatiques (Indonésie et Corée du Sud). En France, plus de 20 000 médecins pratiquent cette technique ; chaque club (football, rugby) est assisté par un médecin mésothérapeute. Cinquante centres hospitalo-universitaires ont une consultation en mésothérapie. L’acte de mésothérapie est actuellement codifié et remboursé par la sécurité sociale. Son enseignement est dispensé uniquement dans les universités habilitées telle que le service du professeur Lavignole, éminent orthopédiste — CHU Bordeaux, service du professeur Alain Delarque — ChU Marseille, service du professeur Michel Pérrigot Chili,Salpetrière, Paris. Présente dans notre pays depuis 1985, la société algérienne de mésothérapie s’est attelé d’abord à privilégier la formation des médecins algériens et qui fut l’un de ses objectifs fondamentaux. A ce jour, il est recensé 1600 médecins mésothérapeutes, toutes spécialités confondues dont des rhumatologues répartis et structurés à travers le territoire national. L’organisation du 10e congrès international de mésothérapie, qui s’est tenu à Alger en octobre 2003, a connu la participation de 17 pays et de plus de 700 congressistes parmi lesquels s’y trouvait le rhumatologue, chef de service, Yves Demarais, et le professeur J. Gazielli de renommée mondiale dans la pathologie de l’épaule. Ce congrès a été couronné de succès et classe notre pays parmi les mieux placés dans ce domaine. Si quelques réticences, sans aucune base scientifique contre cette pratique, se font encore entendre par des propos erronés, cela ne peut, en aucun cas, être pris en considération. Par exemple, le diabète n’a été jamais une contre indication à la pratique de la mésothérapie. Les publications et des travaux scientifiques ont été réalisés depuis fort longtemps. A titre d’exemple, dans les congrès français en rééducation fonctionnelle le Dr D. Laurens, président de la Sté française de mésothérapie est à chaque fois invité à présenter les indications et les vertus de la technique. La noblesse de la science et le respect de la déontologie médicale nous obligent, nous scientifiques, à être à la hauteur de la mission qui nous est dévolue. Claude Bernard (1873- 1878) l’a bien résumé : « La médecine ne peut se constituer ainsi que les autres sciences que par voie expérimentale. L’idée formulée par les faits représente la science, elle ne reconnaît d’autres autorités que celle des faits. »

Dr Baba Brahim


 

 







 

 

 

 

 

 

 

 

 

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